vendredi, décembre 28, 2007
She had a dream...
en fait on était sur un paquebot de luxe, et y avait le hall du patio dans ce bateau
y avait le mouvement anti LRU bien sûr, et des gens qui préparaient des tracts etc
pi moi et maud on décide d'aller écrire des tracts mais bon, on voulait un peu changer de cadre
alors on se dit "tiens, et si on allait dans la salle à manger, avec la verrière géante et le lustre en cristal de 4mètres d'envergure
donc on y va
on portait une table, des stylos, du papier et 2 chaises (trop fortes)
on pose la table et tout le matos
et on s'installe, on commence à écrire dans le calme, le soleil passait à travers la verrière et on voyait la mer luisante et calme au dehors... pailletée par mille éclats du soleil d'un matin d'été.
quand soudain
soudain!
Une bonne quinzaine de corps luisants, fraîchement badigeonnés d'huile de palme (ça détend les muscles) fit son entrée
C'était...
des chippendales!!!
Là, Maud se tourne vers moi et me jette un regard à la fois malicieux, ravi et étonné!
Moi même, toute candide et émerveillé, je demande à l'un d'eux: "Euuh... excusez-moi, vous faites quoi là?"
L'Homme me répondit alors: "On vient répéter notre choré de ce soir, et la salle àmanger c'est le seul endroit on on a assez de place." En effet, il en fallait, de la place, pour laisser à ces machines de muscles et de chair, la place pour s'épanouir librement
Mais Maud et moi, fatiguées d'avoir porté nos affaires jusqu'ici, décidâmes de ne pas bouger.
Alors, les chippendales répétèrent leur chorégraphie devant nous, pendant que nous rédigions nos tracts, embaumées par les effluves divines du coco dégagées par tous ces beaux gestes...
Ce fut épique
pour eux
mais nous fûmes également des héroïnes, car l'appel de monter sur la table et de danser nues avec ces parfaits éphèbes était devenu presque irrésistible...
En effet, leurs déhanchements endiablées et leurs moues coquines nous avaient quelque peu déconcentrée de notre besogne
Mais le sérieux prima! Le temps d'un instant...
avant que Maud, soudain habitée par un feu dévorant, n'eut un élan incontrôlable vers ces messieurs!
elle s'élança alors telle une tigresse en chasse dans le groupe qui forma alors une ronde autour d'elle... Moi, étonnée, je me tenais à l'écart...
Maud la lubrique commença alors à remuer frénétiquement son bassin en tournant telle une toupie qui serait devenue folle! Toupie folle!Toupie folle!!
Aaaaah!!!!!
Ciel! Diantre (moult diantre comme dirait Sylvain), l'érotisme que dégage Maud ne laisse pas les hommiasses indifférents!
Ils frappent dans leurs mains... un rythme se créé alors, un rythme effréné et grisant, le bateau se met alors à tanguer, tanguer de plus en plus fort, que dis-je! Il ne tangue plus, il tourne sur lui même à une vitesse affolante! "Heuresement que je n'ai pas mangé de tartines de beurre!" dit alors Maud qui perd l'équilibre!
la pression devient alors difficilement supportable! Une concentration extrême est de mise afin de ne pas vomir sur les torses épilés de nos hommes!
aaaah! J'adore quand tu me racontes tes rêves ma mam!
Mais qu'importe, je me lance à mon tour dans la danse, et nous formons tous ensemble une ronde immense, aussi immense que ce soleil qui nous éclaire du dehors, nous tapons le sol de nos pieds et s'en créé un bruit assourdissant, comme le vrombissement d'une machine en surchauffe
tournons, tournons amis! Ce bateau ne tourbillone pas encore assez!
Au centre de notre ronde solaire, un mystérieux cercle apparaît soudain. Au départ il n'est qu'un point lumineux, minuscule que nous fixons pourtant tous
Mais le voilà qui grandit, il ne cesse de croître et se transforme peu à peu en une table ronde immense qui accouche de chaises pour chacun de nous!
Nous nous asseyons, le bateau tourne toujours avec frénésie et de plus en plus vite, nos visages sous pression se déforment... ma tête ne supporte plus son propre poids car elle s'est remplie de mon sang
Les mains se serrent, s'aggripent les unes aux autres dans l'espoir vain et inconscient de conjurer cette pression insupportable...
Je ne vois plus Maud!
Je la cherche des yeux mais ma vue se trouble
je lève alors les yeux aux ciel, vers cet immense et somptueux lustre qui habite le plafond
je le fixe, il est notre point de gravité
Autour de nous, partout, les tracts anti LRU et les feuilles de papier volent, s'entremêlent, formant ainsi un brouillard gris qui nous rend fous!
Le bruit des feuilles qui se déchirent et s'entrechoquent est insoutenable
et je me réveille
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1 commentaire:
Il était trop bien ce rêve...
Je me demande ce qu'on serait tous devenu si je ne m'étais pas réveillée!
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